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Lieu

Atrium
Chaville
Catégorie
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Date

13 Oct 2018

Heure

8 h 00 min - 18 h 00 min

Salon de la biographie et et du roman historique de Chaville

Retrouvez Claude-Catherine Kiejman, François KersaudyDavid Alliot, Inès de Kertanguy, Laure-Dominique Agniel, Virginie Girod, Jean-Paul Desprat au salon Biographies et romans historiques de Chaville le samedi 13 octobre 2018.

Svetlana était la fille unique et chérie de Joseph Staline. En fuyant l’URSS en pleine guerre froide, la« petite princesse du Kremlin » devient une héroïne, mais ne parviendra jamais à échapper au fantôme du tyran rouge. Adorée par son père et tenue à l’écart de ses massacres, Svetlana mène une enfance insouciante, jusqu’à la mort de sa mère dans des circonstances mystérieuses. à 17 ans, elle tombe amoureuse d’un cinéaste juif mais Staline le fait envoyer au goulag. Suivent deux mariages, deux enfants, deux divorces. éprise de liberté, la fille du tyran fuit seule l’URSS et pose le pied sur le sol américain en avril 1967. En publiant ses Mémoires, elle dénonce le régime soviétique et parle de son« monstre de père ». Désormais à la une de la presse du monde entier, elle déclenche la fureur du KGB. Mais la célébrité n’adoucit pas la nostalgie d’un pays qui lui est si cher… Fille meurtrie, femme mal-aimée, éternelle errante, Svetlana (1926-2011) nous touche par son destin tourmenté marqué du sceau de l’histoire russe du xxe siècle.

Il y a dans le monde presque autant d’ouvrages sur Charles de Gaulle que sur Napoléon – et pourtant, le Général reste une énigme pour la plupart de ses compatriotes. Quel meilleur moyen de le redécouvrir que de le laisser parler ? Bien sûr, comme pour la plupart des grands personnages de l’histoire contemporaine, le flot des paroles et des écrits du général de Gaulle est si abondant qu’un voyage accompagné s’impose. Il permet de séparer l’essentiel de l’accessoire, de replacer ses propos dans leur contexte, puis d’en commenter la pertinence et la portée. Les citations sont ordonnées par thèmes, et l’ordre chronologique dans chaque chapitre donnera au lecteur la possibilité de suivre l’évolution des réflexions gaulliennes sur plusieurs décennies. Qu’il s’agisse de son autoportrait, de ses prophéties, de l’état, de la France libre, de Vichy, de Churchill, de Staline, de Roosevelt, de l’Allemagne, de l’Union soviétique, de l’Angleterre, des États-Unis, du parti communiste, de l’Algérie, des politiciens ou de l’humour, les déclarations publiques et les confidences privées de ce personnage d’exception ménageront bien des surprises… « Le plus difficile est de rester réaliste quand on a un idéal, et de garder son idéal quand on voit les réalités. » « Savez-vous qu’au fond, je suis un timide ? » « Au début, je n’étais pas très gaulliste. Mais petit à petit, en me regardant faire, je le suis devenu… » « Il arrive souvent que les intérêts des Français, ou ce qu’ils croient tel, ne coïncident pas avec ceux de la France. »

« Tu es un petit ange de génie et de fidélité. » Ainsi Céline parlait-il de sa femme, Lucette Almanzor, connue sous le nom de Madame Céline. De leur rencontre en 1936 dans un studio de danse jusqu’à la mort de l’auteur de Voyage au bout de la nuit en 1961, la danseuse et l’écrivain ne se sont jamais quittés. Toute en grâce et en légèreté, elle a vingt ans de moins que lui. Célèbre, il l’aide pour sa carrière. Elle est dépensière, il est radin, elle est charmante, il est bourru, elle est élégante, il est mal habillé. En 1943, ils se marient, pour le meilleur parfois, comme pour le pire souvent. L’Occupation à Montmartre, la fuite à Sigmaringen, l’exil au Danemark, elle a tout supporté par amour et fidélité. Quand le couple rentre en France après six années d’exil, avec le chat Bébert, il s’installe dans un pavillon à Meudon où il ouvre un cabinet médical, tandis qu’elle donne des cours de danse. Grâce à des archives inédites et des témoignages surprenants, David Alliot, spécialiste de Céline, perce le mystère de cette étrange alchimie qui unit ce couple pas tout à fait comme les autres. Gardienne de sa mémoire, elle veillera à la postérité de l’oeuvre de son mari. Jusqu’à son dernier souffle, Madame Céline recevra chez elle le tout Paris des lettres, admiratif et nostalgique, qui l’écoute raconter ses incroyables souvenirs. Pour la première fois, l’extraordinaire destinée de cette femme aussi discrète que mystérieuse nous est dévoilée.

Un soir d’hiver 1825, le jeune et fougueux Balzac fait la connaissance de Laure, duchesse d’Abrantès, veuve de Junot, l’intrépide général de Napoléon. Celui qui n’est encore qu’un« écrivassier » sans particule tombe aussitôt sous le charme de cette femme d’âge mûr, si pleine d’esprit. Sans compter qu’elle a intimement connu et tenu tête à Napoléon Bonaparte, cet homme qui le fascine tant. « Ce qu’il a entrepris par l’épée, je l’accomplirai par la plume », se jure l’écrivain en herbe. Accepterait-elle de lui faire part de ses souvenirs du grand homme ? Pendant deux ans, au fil de leurs conversations, se tisse une relation faite d’intimes confidences et d’attirance mutuelle. à travers milles histoires, Laure évoque l’Empereur et son caractère tempétueux, mais aussi son mariage fusionnel avec Junot ou son aventure avec Metternich. Tandis que Balzac lui raconte comment sa passion de la littérature l’a sauvé du désespoir, la duchesse succombe petit à petit à son charme… Avec la délicatesse et le talent qui ont fait son succès, Inès de Kertanguy dresse le portrait de trois personnages d’exception pris dans les remous d’un monde en pleine révolution, où les drames intimes se mêlent à la grande Histoire.

Alexandra David-Neel est la plus célèbre des exploratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers.

On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu’Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?

Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L’ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.

Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu’elle a portés traduisent ce cheminement vers l’invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel.

Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d’une femme en avance sur son temps.

Sensuelle, déterminée, intransigeante. Rien ne résista à son incroyable ascension. Fille d’un montreur d’ours, née dans les bas-fonds de Byzance, prostituée dès l’adolescence, Théodora devint la plus grande impératrice de son temps. à l’aube du vie siècle, alors que l’Antiquité se mourrait et que le christianisme triomphant permettait toutes les rédemptions, elle gravit les marches sociales une à une jusqu’au sommet de l’état. Courtisane assumant pleinement sa sexualité vénale, Théodora s’affranchit des règles que lui fixait une société qui tolérait à peine son existence. Sa vie changea lorsqu’elle rencontra Justinien, l’héritier du trône. Lui non plus n’appartenait pas à l’aristocratie. Leur amour se mua rapidement en un véritable partenariat. Abrogeant des lois séculaires qui empêchaient leur mariage, Justinien fit de Théodora son épouse et l’impératrice de l’Empire romain d’Orient. L’ancienne putain, désormais parée de pourpre et de perles, fut le véritable« premier ministre » de l’empereur. éprise du pouvoir, elle l’empêcha de fuir la ville lors de la grande révolte de 532 surnommée la sédition Nika. Vaincre ou mourir. Telle aurait pu être sa devise. Une fois assurée de sa puissance, elle fit et défit les carrières des hauts fonctionnaires, créa des réseaux d’espionnage, protégea les moines persécutés et, surtout, elle bouleversa les rituels de Cour : on la saluait, face contre terre, avec la même déférence que l’empereur, elle, une femme, une ancienne prostituée. Aimer le sexe et le pouvoir, se comporter avec la même liberté qu’un homme, voilà ce qui a fait entrer Théodora dans l’histoire et même dans la légende.

Cette nouvelle biographie du plus populaire des rois de France, qui met à profit les avancées les plus récentes de la recherche, fait une large part à la marche au pouvoir (une bonne trentaine d’années…) et s’attache à connaître l’homme avec certes des faiblesses (les femmes, le jeu…) mais aussi et surtout avec des dons et des atouts éclatants (charisme personnel, culture humaniste, habileté voire ruse politique). Les réussites de son règne sont toutes issues de ces incroyables coups d’audace qu’ont été coup sur coup, en deux mois, en 1598, aboutissement de vingt ans d’effort, l’édit de Nantes et la paix des armes au‑dedans et au-dehors.
Henri IV, né en 1553, était encore enfant lorsque les premiers protestants furent assassinés et c’est dans la force de l’âge, quarante ans plus tard, qu’il allait rétablir la concorde, permettre au royaume de revivre. Sa vie entière aura donc été dédiée à dénouer l’écheveau des haines politico-religieuses, un destin dont il sera l’acteur et le martyr en 1610.
« Seul de nos monarques dont le peuple ait gardé la mémoire » (Michelet), guerrier intrépide, doué d’un sens politique rare, orateur d’exception, aussi à l’aise dans la cabane d’un bûcheron que devant une assemblée houleuse, il est ce que nous appellerions de nos jours un « as en communication ». Ce sont ces aptitudes qui lui permettront, après la pacification, d’engager la monarchie vers l’absolutisme, autrement dit vers la toute-puissance royale et du coup vers le rayonnement français sur l’Europe.
La clef du succès providentiel d’Henri IV réside enfin dans sa propension, fort rare en son temps, à la miséricorde et au refus de la vengeance. Il est l’homme qui pardonne. Profondément croyant mais animé depuis l’enfance de l’idée qu’on peut se sauver dans une religion comme dans l’autre, il pulvérise le mobile même du conflit et panse les plaies.

À propos de Claude-Catherine KIEJMAN

Longtemps journaliste à France Culture, Claude-Catherine Kiejman a collaboré à de nombreux journaux, dont Le Monde et L’Express. Elle est déjà l’auteur de plusieurs biographies, dont Clara Malraux l’aventureuse(2008) et Eleanor Roosevelt (Texto, 2014).

À propos de François KERSAUDY

Né en 1948, François Kersaudy a enseigné l’histoire à l’université d’Oxford. Il est professeur à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est spécialiste d’histoire diplomatique et militaire contemporaine. Il a publié deux livres chez Tallandier : Churchill contre Hitler. Norvège 1940 : la victoire fatale, ainsi que Winston Churchill, le pouvoir de l’imagination qui a reçu le Grand Prix d’histoire 2001 de la Société des gens de lettres.

Il a aussi retraduit et commenté les Mémoires de Guerre de Winston Churchill (Tallandier, 2009 et 2010).

À propos de David ALLIOT

Spécialiste de Louis-Ferdinand Céline, David Alliot est l’auteur du remarqué D’un Céline l’autre, publié dans la collection ‘Bouquins’ chez Robert Laffont.

À propos de Inès DE KERTANGUY

Inès de Kertanguy a écrit de nombreuses biographies telles que La Reine-mère d’Angleterre (2000), Léonora Galigaï (2005), Madame Campan (Tallandier, 2013) ou encore Madame Vigée Le Brun (Tallandier, 2015). Elle est aussi l’auteur de romans historiques dont notamment Les Héritiers de Kervalon (2013).

À propos de Laure Dominique AGNIEL

Laure Dominique Agniel est l’auteure chez Tallandier des biographies de Paul Gauguin et d’Alexandra David-Neel. Elle a vécu au Liban et en Syrie pendant et après les guerres civiles, d’abord comme étudiante, puis comme reporter (France Inter) et réalisatrice (Oublier Beyrouth, Arte).

À propos de Virginie GIROD

Virginie Girod, docteur en histoire, est spécialiste de l'histoire des femmes et de la sexualité dans l'Antiquité romaine. Elle est l'auteur chez Tallandier, en 2013, d'un ouvrage très remarqué, Les Femmes et le sexe dans la Rome antique.

À propos de Jean-Paul DESPRAT

Historien, Jean-Paul Desprat a publié sur les XVIIe et XVIIIe siècles de nombreuses biographies reconnues par le public et la critique dont : Le cardinal de Bernis (2000), Madame de Maintenon (2003), Mirabeau (2008). Romancier, il vient de traduire un texte inédit de Dumas sur la période 1789-1799, Les Deux Révolutions (2012).

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