
Résumé
La désinformation tue. En février 2020, en Iran, des centaines de personnes meurent après avoir bu du méthanol : une rumeur promettait qu’il neutralisait le coronavirus. Aux États-Unis, on estime que la désinformation vaccinale a coûté la vie à au moins 232 000 personnes. À Southport, en 2024, un faux nom d’assassin a mis l’Angleterre à feu et à sang – et a rapporté jusqu’à 30 000 £ par jour aux comptes qui ont propagé l’information.
Et si le faux se propageait comme un virus ? David Colon en fait une méthode d’analyse. Taux de reproduction, superpropagateurs, immunité collective : il applique à la désinformation les outils de l’épidémiologie et remonte à la source de la contagion : les États, les groupes d’influence, les médias sociaux (Instagram, Facebook, YouTube, TikTok...), pour qui le faux n’est pas un accident mais un modèle économique très rentable.
Nourri d’années d’enquête et d’entretiens, ce livre raconte la guerre de l’intérieur, avec ceux qui la mènent, et montre qu’il existe aussi des antidotes à ce virus : le prebunking, la responsabilité pénale des dirigeants, la création de médias sociaux d’intérêt général…
À l’heure où l’IA fabrique le faux sur mesure, ce livre est un manuel de résistance démocratique.



