
Résumé
Fille d’Isaac Singer, self-made-man devenu l’un des hommes les plus riches du monde grâce à la célèbre machine à coudre qui porte son nom, Winnaretta Singer (1865-1943) a mis sa fortune colossale au service de la musique et des sciences.
Peintre douée, Winnaretta expose ses toiles dès 17 ans et acquiert des œuvres de Claude Monet, Alfred Sisley et Édouard Manet. Dans son hôtel particulier de l’avenue Henri-Martin, elle reçoit les plus grands compositeurs et les meilleurs interprètes : Fauré, d’Indy, Satie, Ravel, Stravinsky et Poulenc, pour ne citer qu’eux ! Elle assure également l’avenir des Ballets russes de Diaghilev. Le Tout-Paris se presse à ses matinées immortalisées par Marcel Proust.
Si son mariage de convenance avec le prince Edmond de Polignac, compositeur reconnu, se révèle une réussite, Winnaretta prend soin d’abriter ses liaisons féminines, notamment avec Romaine Brooks et Violet Trefusis, derrière un voile pudique. Mécène sans égale, connue pour son tempérament et son sens de la repartie, la princesse défend Alfred Dreyfus, soutient la cause des femmes et encourage les recherches de Marie Curie. En 1943, elle s’éteint à Londres, après avoir créé la fondation Singer-Polignac qui perpétue aujourd’hui son oeuvre en faveur des arts et des sciences.








