
Résumé
Être femme au Japon, c’est d’une certaine manière être privilégiée. C’est naître et grandir dans une démocratie, évoluer dans un environnement sûr, bénéficier d’une bonne éducation, d’une protection sociale jalousée et d’un cadre légal stable… Mais sous cette liberté a priori enviable se cachent bien des privations et contraintes.
Le Japon fascine et intrigue. Les femmes japonaises, à l’image de la société nippone dans son ensemble, sont l’objet de nombre d’idées reçues et fantasmes. Être une Japonaise, c’est se mouvoir dans un cadre serein mais rigide, se plier tôt à des codes, grignoter peu à peu des droits dans un corpus législatif patriarcal, suivre une trajectoire professionnelle plus lente, étroite et heurtée que celle de ses collègues masculins. L’élection d’une femme, Sanae Takaichi, au poste de Première ministre en 2025 ne doit pas tromper. Au-delà de ce symbole, à l’université, en famille, dans l’entreprise, en politique, bien que disposant des mêmes droits que les hommes, les femmes avancent dans un couloir parallèle assigné par des habitudes, des conventions sociales, des appréhensions qui entravent leur liberté. Pourtant, les premières concernées n’en sont pas toujours conscientes ni malheureuses.
C’est cet environnement pétri de paradoxes que Karyn Nishimura-Poupée explore et analyse dans ce livre, avec l’œil de la journaliste occidentale curieuse et critique.






